KigA e.V.
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Oranienstraße 34 ۰ 10999 Berlin ۰ Tel.: 0049 30 695 65 865 ۰ Fax.: 0049 30 695 69 266 ۰ mail@kiga-berlin.org
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Die Kreuzberger Initiative gegen Antisemitismus - KIgA (Initiative de Kreuzberg contre l'Antisémitisme) existe depuis novembre 2003. A l'origine, l'organisation, fondée au lendemain des attentats d'Istanbul, s'appelait Mirgantische Initiative gegen Antisemitismus (Initiative de migrants contre l'antisémitisme). Jusqu'à fin 2005 travaillait KIgA sous l'autorité responsable de l'association de quartier bizim ev unser Haus e.V. Depuis le début de l'année 2006, KIgA est une association indépendante.
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KIgA développe depuis 2004 des concepts pédagogiques et conduit des projets sur le thème des formes nouvelles d'antisémitisme. Les principaux groupes-cible sont les jeunes issus de l'immigration vivant à Berlin. KIgA développe des modules éducatifs pour les écoles, les instiutions de jeunesse et les maisons de quartier, ainsi que des formations pour instituteurs, pédagogues et travailleurs sociaux.
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En tant que membre de la société civile, KIgA s'engage aussi dans les domaines de l'antisémitisme et l'islamisme. Cet engagement est basé entre autres sur le monitoring des groupes antisémites et islamistes locaux et nationaux, ainsi que l'organisation de conférences et rencontres sur ces thèmes, le soutien du dialogue judéo-turc, la sensibilisation et mobilisation du public, en particulier dans le contexte local de Berlin-Kreuzberg.
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Présentation de modules pédagogiques choisis
1. La création de l'Etat d'Israel (4 X <st1:time hour="2" minute="0">2heures</st1:time>)
Le point central de ce module est un jeu de rôles, au cours duquel les élèves se préparent à la conférence de 1947 et interprètent les différents acteurs du conflit. A la conférence participent des représentants des Palestiniens, des sionistes, des différents pays arabes ainsi que du Royaume-Uni. Ceux-ci doivent essayer de trouver une solution commune au conflit.
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Les élèves apprennent par ce biais une partie de l'histoire, ainsi que les grandes lignes du conflit entre Israël, les Palestiniens et les états arabes voisins. Ils acquièrent de solides connaissances de base sur la diversité des intérêts entre les différents camps et comprennent que la création de l'Etat d'Israel n'est pas un « complot sioniste ». Ils cernent mieux le fait que l'évolution historique est engendrée par une suite de conflits politiques et militaires entre les acteurs à des dates historiques différentes.
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2. Les théories des complots (3 X <st1:time hour="2" minute="0">2 heures</st1:time>)
Ce module est divisé en trois parties. Au cours de la première partie, les caractéristiques de possibles théories des complots sont mises en avant et analysées à travers l'exemple d'un « complot turc » imaginaire. A l'aide de cette analyse, la différence entre les préjugés racistes et les théories des complots est mise en relief.
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Dans la deuxième partie, les élèves sont invités à créer en petits groupes leurs propres théories des complots (« Pourquoi les téléphones portables sont-ils de moins en moins chers et qui se cache derrière ce phénomène ? », ou « Pourquoi les élèves dont le nom commence par un B recoivent toujours de meilleures notes ? », etc.). Ils découvrent qu'il est très facile de développer des théories folles et de convaincre les autres de leur contenu.
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Dans la troisième partie, il est question du discours antisémite, basé sur la théorie des complots. Des exemples actuels tirés de la presse arabe et turque sont utilisés et analysés à l'aide des caractéristiques identifiées dans la première partie du module. Le but de ce module est de travailler sur les caractéristiques possibles des théories des complots, de reconnaître le contenu antisémite de celles-ci, ainsi que d'acquérir un regard critique sur les médias.
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3. Jeu de rôles autour du "conflit" (3 X <st1:time hour="2" minute="0">2 heures</st1:time>)
Un groupe de 5 à 7 jeunes se voit confronté à différentes situations conflictuelles. Ils apprennent à identifier et à exprimer leurs propres intérêts et idées, ainsi qu'à prendre en compte les conceptions des autres. Au cours du jeu, les jeunes ont la possibilité de prendre conscience et de réflechir sur leur propre situation et les systèmes de valeurs contradictoires dans lesquels ils évoluent. Le modes de vie traditionnel, la vision intégriste du monde et des rapports sociaux, ainsi qu'une représentation partiarcale de la société peuvent être questionnés. Des faces-à-faces interviennent sur un mode argumentatif. A travers le jeu, il s'agit entre autres de situations conflictuelles entre différentes valeurs (visite de la mosquée vs. sport), entre les générations (père et fils), de conflits amoureux (un jeune tombe amoureux de la soeur de son meilleur ami), ainsi que des problèmes de mariage entre par exemple un partenaire juif et un partenaire musulman.
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4. Antisémitisme en Turquie (3 X <st1:time hour="2" minute="0">2 heures</st1:time>)
Dans ce module, dont le groupe-cible reste des classes avec une forte proportion d'élèves d'origine turque, il est tout d'abord question de la discussion en Turquie autour des attentats sur les deux synagogues à Istanbul en 2003. La discussion publique et médiatique autour de ce thème offre un motif idéal pour rentrer plus en profondeur dans l'histoire de l'antisémitisme en Turquie, ainsi que ces formes plus actuelles, comme par exemple la théorie sur les « juifs cryptés », « dönme » en turc, sensés occuper tous les postes-clé de l'administration turque.
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5. Projet local sur la vie juive à Kreuzberg avant la Shoah
Sous la direction d'une équipe pédagogique, les jeunes effectuent un stage
auprès de KIgA . Le stage a pour but d'allier l'acquisition de
connaissances historiques et celle de compétences pratiques, notamment dans le
domaine de l'informatique. Les jeunes -4 ou 5 par groupe- s'informent et se documentent sur l'histoire juive locale de
Kreuzberg, ainsi que sur la pérsecution et la déportation des habitants juifs de
ce quartier durant le régime national-socialiste. Ils découvrent de cette
manière l'histoire de nombreuses familles juives ayant vécu et travaillé dans
les maisons et rues dans lesquelles eux-mêmes ou leurs amis habitent. A la fin
du projet, les élèves présentent les résultats de leurs recherches sous la
forme d'une visite dans le quartier de Kreuzberg pour les autres classes de
leur établissement, ainsi que le grand public. Le projet est possible à travers
le programme de stages, auquel chaque élève en Allemagne doit participer au
cours de sa scolarité.
Revue de presse sur KIgA - Kreuzberger Initiative gegen Antisemitismus:
- Muslimische-Stimmen.de, 22 avril 2007 (allemand)
- "Hassreime", Jungle World, 7 mars 2007 (allemand)
- "Verein braucht dringend Unterstützung", Die Welt, 14 janvier 2007 (allemand)
- "Yahudi düsmanligi ile mücadelede Türk destegi", Salom Gazetesi, 18 octobre 2006 (turc)
- "German Turk takes on "anti-Semitic Islamic propaganda", Ha'aretz News, 12 octobre 2006 (anglais)
- "Berlin's embrace of immigrants a success", Washington Times, 11 juin 2006 (anglais)
- "Auf großer Bühne", Tagesspiegel, 23 mars 2006 (allemand)
- "Vergangenheitsbewältigung!", Guilt and Pleasure (anglais)
- "Unterwegs in die Vergangenheit", Tagesspiegel, 10 novembre 2005 (allemand)
- "Antisemitismus trotz Multikulti", Tacheles, 30 juillet 2005 (allemand)
- "Antisemitismus an Schulen nimmt zu", Berliner Morgenpost, 20 juin 2004 (allemand)
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